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Rechercher la cause pour la quelle votre chien mange ses crottes

On questionne le maître sur les circonstances des repas (heure, lieu, présence d’autres chiens, façon de manger…) ou sur les éventuelles modifications du milieu (arrivée d’un bébé ou d’un autre chien, changement de résidence, divorce, etc.  Remplir la « Fiche d’évaluation comportementale J. Ortéga », avec les maîtres.

On pourra faire émerger une cause probable : troubles anxieux, trouble du développement (Hypersensibilité-hyperactivité), maître trop rigide ou trop laxiste, ennui, frustration, stress...
 
En général, le fait de manger les crottes est associé avec des stéréotypies (mouvements répétitifs), des activités de substitution (comportement qui n’a pas lieu d’apparaître), automutilations, aboiements. 
 
En cas de coprophagie par imitation (effet de meute), on doit rapidement isoler l’individu qui en est sujet.
En cas de stress, ennui, anxiété ou de concurrence alimentaire, il suffit de modifier le milieu ou de séparer certains individus. 
On peut avoir recours au DAP (Phéromones d’apaisement), fleurs du Dr Bach, homéopathie, pour calmer une angoisse.
 
En cas de surconsommation (manger vite et beaucoup, par stress hiérarchique ou situationnel), l’accélération du transit donne des selles avec des nutriments non digérés, donc appétantes. 
Modifier la situation, répartir la ration en plusieurs prises, mettre une grosse pierre dans la gamelle, déposer les croquettes au sol, pour ralentir l’ingestion, selon le cas. Attention, surtout pas de nourriture à volonté !
 
Choisir un produit alimentaire de qualité, très digeste, riche en fibres.  On tente cde diminuer la palatabilité (attirance) des selles. Eviter les restes de table et les friandises avec beaucoup d’hydrates de carbone.
 
Les produits  industriels secs sont préférables à ceux humides ou semi-humides. Donner des rations légères en deux ou trois fois. Un aliment à haute teneur en fibres donne des selles très sèches.
 
Les rations avec beaucoup de protéines et graisses semblent  ne pas convenir, choisir des aliments allégés (selles moins attirantes)                                                                                                                                                                               
 
Certains produits peuvent diminuer l’attrait des selles : For-bid® (poudre de gluten de blé et glutamate de  sodium), Deter® (protéines végétales, vitamines B1 et extraits de piments), Copronat (spray à base de Yucca, à pulvériser sur les crottes).
 
Attention à l’excès de glucides qui donne de l’amidon dans les selles (très appétant pour un chien).
 
Surveillance : on retire immédiatement la crotte dés quelle est émise. En promenade, on met une laisse ou une longe de 10 m pour pouvoir le contrôler.
 
Pénaliser le mauvais comportement par un stimulus aversif : collier à air avec déclencheur à distance, pistolet à eau ou jet de graviers. La punition doit être systématique (à chaque fois qu’il le fait), sinon on aura du mal à corriger. Dans mon expérience de formation des chiens-guides d’aveugle, c’est la hantise des éducateurs, car comme le maître ne peut voir ce que son chien fait…
 
Rendre la crotte désagréable : ammoniaque, poivre, Tabasco, piment, moutarde…
Saupoudrer avec un produit attendrisseur de viande Adolph’s (sel, sucre, amidon, extrait de papaye).
Pratiquer l’aversion gustative,  un mécanisme naturel qui permet aux animaux de sélectionner leur nourriture de manière instinctive, en mettant un vomitif puissant (ipéca, apomorphine, eau oxygénée, sel, chlorure de lithium) dans la crotte afin qu’il soit malade et associe son comportement à du désagréable.
 
Ajouter de la levure de bière  (Vitamines B), de l’ail, des graines de citrouille, des pastilles de charbon ou de l’ananas frais dans l’alimentation afin que les selles deviennent désagréables. Donner un yaourt tous les deux jours.
 
Homéopathie : vaporisateur avec Calcarea carbonica, Sulfur iodatum, Sulfur.
 
Faire sortir l’énergie : plus de promenades et de jeux en milieu inconnu, donner des jouets à mâcher à la maison  ou un Kong, des jouets distributeurs de croquette si on les manipule (tics du cheval en box).
 
Ne pas nettoyer devant lui, pour certains chiens c’est le moyen de requérir l’attention.
 
Ignorer la coprophagie si elle a lieu devant nous: ne pas le punir physiquement sur le fait (la punition doit être indirecte, l’homme n’est pas associé à celle-ci). Sinon on renforce le mauvais comportement, il préfère être battu qu’ignoré.
 
Dans tous les cas on ne punit pas non plus a posteriori, lorsqu’on s’aperçoit de ce qu’il a fait.
 
Certains auteurs évoquent le fait que le chien avale ses déjections pour éviter d’être puni, c’est là une vision purement anthropomorphique, par contre il est vrai que s’il est puni lorsqu’il  le fait en présence du maître, il attendra que celui-ci ne soit plus présent (une question d’association « agréable-désagréable »).
 
Féliciter et récompenser s’il a ignoré ses selles, même pendant un court instant (surveillance vidéo).
 
Si on le surprend, on peut dévier l’attention dés qu’il commence : sortie, balle, jouet, friandise.
 
La muselière peut être radicale, avec l’inconvénient de rester sale, s’il tente à nouveau…
 
Education de contrôle : il est toujours recommandé de donner une éducation de base en obéissance au chien, cela permet de le contrôler mais surtout de lui donner des repères en partageant des exercices avec son maître (Méthode Naturelle).©